Cisjordanie
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Coutumes et Culture
Coutumes et Culture
Attributs Culturels
La musique et la danse font partie intégrante du patrimoine culturel de la Cisjordanie. Les danses folkloriques, telles que la dabke, sont interprétées lors de mariages, de festivals et d'autres événements sociaux. La dabke est une danse en ligne généralement exécutée par des hommes et des femmes se tenant par la main et dansant en cercle. La musique palestinienne traditionnelle est également populaire, avec des instruments tels que l'oud, le qanun et le darbuka utilisés pour créer des compositions rythmiques et mélodiques.
L'expression artistique est une partie importante de la culture palestinienne. Des formes d'art telles que la calligraphie, la broderie et la poterie ont été transmises de génération en génération et sont encore pratiquées aujourd'hui. La broderie palestinienne, en particulier, est très prisée pour ses motifs complexes et ses couleurs vives. De nombreux artistes palestiniens utilisent également leur travail pour exprimer leurs opinions politiques et sociales.
Terre Des Sources Anciennes Et Des Racines D'Olivier
Social Customs & Etiquette
Greetings
Les salutations en Cisjordanie constituent une part importante des interactions sociales et reflètent la culture et les traditions de la région. Voici quelques façons courantes dont les gens se saluent en Cisjordanie :
Salaam Alaykum : Il s'agit de la salutation la plus courante en Cisjordanie, qui signifie "que la paix soit sur vous." La réponse à cette salutation est "Wa alaykum salaam," qui signifie "et que la paix soit sur vous."
Marhaba : Il s'agit d'une autre salutation courante en Cisjordanie, qui signifie "bonjour." C'est une salutation plus informelle souvent utilisée entre amis et connaissances.
Ahlan wa sahlan : Il s'agit d'une expression arabe qui signifie "bienvenue" ou "bonjour." Elle est souvent utilisée pour accueillir des invités ou des visiteurs.
Sabah al-khair : Il s'agit d'une salutation matinale qui signifie "bonjour." Elle est souvent utilisée dans des contextes formels ou avec des personnes que l'on ne connaît pas très bien.
Masa' al-khair : Il s'agit d'une salutation du soir qui signifie "bonsoir." Elle est également utilisée dans des contextes formels ou avec des personnes que l'on ne connaît pas très bien.
En plus de ces salutations verbales, il est courant en Cisjordanie de saluer quelqu'un avec une poignée de main, notamment dans les contextes formels ou lors d'une première rencontre. Il est également courant que les gens échangent des bises sur les joues, notamment entre membres de la famille et amis proches.
Personal Appearance
Tenue vestimentaire musulmane :
La majorité des habitants de la Cisjordanie sont musulmans, et la tenue traditionnelle musulmane pour les hommes comprend un pantalon ample et une longue chemise, tandis que les femmes portent souvent une longue robe ou abaya, qui couvre l'ensemble du corps à l'exception des mains, des pieds et du visage. De nombreuses femmes portent également un foulard, ou hijab, qui couvre leurs cheveux.
Tenue vestimentaire chrétienne :
Les chrétiens de Cisjordanie ont tendance à s'habiller de manière plus similaire aux Occidentaux. Les hommes portent souvent un pantalon et une chemise, tandis que les femmes portent des jupes ou des robes, et beaucoup ne couvrent pas leurs cheveux.
Tenue traditionnelle :
De nombreuses personnes en Cisjordanie portent également la tenue palestinienne traditionnelle lors d'occasions spéciales, comme les mariages et les fêtes religieuses. La tenue traditionnelle pour les hommes comprend une thobe, une longue robe en coton ou en laine, souvent brodée de motifs complexes. Les femmes portent une robe appelée thobe, qui est également brodée de motifs et de dessins.
Tenue occidentale :
Dans les zones urbaines, de nombreuses personnes en Cisjordanie portent également des vêtements de style occidental, tels que des jeans, des t-shirts et des robes. Cela est particulièrement courant chez les jeunes générations, qui mélangent souvent les styles traditionnels et occidentaux pour créer un look unique.
Dans l'ensemble, le code vestimentaire en Cisjordanie est diversifié et reflète la diversité culturelle et religieuse de la région. Bien que la tenue traditionnelle soit encore courante lors d'occasions spéciales, de nombreuses personnes en Cisjordanie portent également des vêtements de style occidental dans leur vie quotidienne.
Famille
La famille est la pierre angulaire de la société en Cisjordanie. Les liens familiaux sont forts, et la famille élargie est très valorisée. Il est courant que plusieurs générations vivent ensemble sous le même toit, et la famille joue un rôle crucial dans le soutien et les soins apportés à ses membres. L'hospitalité est également une partie essentielle de la culture, et les visiteurs sont toujours accueillis avec chaleur et générosité.
Coutumes de Rencontres
Les rencontres amoureuses et le mariage en Cisjordanie sont profondément marqués par les traditions culturelles palestiniennes, les valeurs islamiques et des structures sociales centrées sur la famille. La majorité de la population est musulmane, et les principes de l'islam influencent fortement les attentes en matière de fréquentations, de mariage et de vie familiale. Une minorité chrétienne, concentrée dans des villes telles que Bethléem et Ramallah, suit des coutumes sociales globalement similaires, avec quelques particularités enracinées dans la tradition chrétienne.
Les mariages arrangés traditionnels, dans lesquels les familles jouent un rôle central dans l'identification et l'approbation d'un partenaire convenable, restent courants, bien que les jeunes générations des zones urbaines tendent de plus en plus vers une approche hybride : les individus se rencontrent de manière indépendante, mais sollicitent néanmoins l'approbation familiale avant de formaliser une relation. Les fréquentations publiques au sens occidental du terme sont peu répandues, et les relations prémaritales se déroulent généralement de façon discrète, par respect pour les normes sociales et religieuses.
Le mariage est considéré comme une institution sociale fondamentale et un devoir religieux dans la société palestinienne. La loi islamique, ou charia, régit le cadre juridique du mariage pour les résidents musulmans, et exige la signature d'un contrat de mariage, ou aqd al-zawaj, en présence de témoins et d'un officiant religieux. Le mahr, don obligatoire du marié à la mariée stipulé dans le contrat, constitue un élément essentiel du mariage islamique. Les célébrations nuptiales sont des événements communautaires importants, qui durent souvent plusieurs jours et rassemblent un grand nombre de membres de la famille élargie ainsi que des voisins.
L'âge minimum légal du mariage dans les territoires de l'Autorité palestinienne est de 18 ans pour les hommes et de 17 ans pour les femmes, bien que l'application de cette règle ait été inégale et que les mariages précoces, en particulier dans les zones rurales, constituent une préoccupation documentée de la part des organisations de défense des droits humains. La polygamie est autorisée par la loi islamique, mais demeure relativement rare dans la pratique et requiert, selon certaines interprétations des codes civils palestiniens, le consentement de l'épouse.
Le divorce est légalement accessible dans les cadres à la fois islamique et civil, mais il est fortement stigmatisé sur le plan social, en particulier pour les femmes. Les femmes divorcées peuvent se heurter à des difficultés liées à la garde des enfants et à la pension alimentaire, bien que les organisations de défense des droits en Cisjordanie continuent d'œuvrer au renforcement des protections juridiques accordées aux femmes dans les questions relevant du droit de la famille.
Loisirs
Activités récréatives populaires en Cisjordanie :
Randonnée pédestre et trekking : La Cisjordanie abrite plusieurs sentiers de randonnée, dont le sentier Masar Ibrahim al-Khalil, qui se étend de Jénine au nord à Hébron au sud. Le sentier emmène les visiteurs à travers des villages pittoresques, des collines et des vallées, offrant une perspective unique sur la beauté naturelle de la région.
Circuits culturels et historiques : La Cisjordanie est imprégnée de histoire, et les visiteurs peuvent faire des circuits culturels et historiques pour explorer le riche patrimoine de la région. Les sites populaires à visiter incluent la ville antique de Jéricho, la ville historique de Bethléem et la vieille ville de Hébron.
Circuits gastronomiques et vinicoles : La Cisjordanie est connue pour sa nourriture et son vin délicieux, et les visiteurs peuvent faire des circuits gastronomiques et vinicoles pour goûter la cuisine locale et les variétés de vin. Les plats populaires incluent le maqluba, un plat de riz avec de la viande et des légumes, et le musakhan, un plat de poulet et de pain.
Shopping : La Cisjordanie abrite plusieurs marchés et bazars, où les visiteurs peuvent acheter de les artisanats locaux, des souvenirs et autres produits. Les marchés populaires incluent le marché de la vieille ville de Naplouse et le marché de Bethléem.
Circuits religieux : La Cisjordanie abrite plusieurs sites religieux, dont la basilique de la Nativité à Bethléem, la mosquée Al-Aqsa à Jérusalem et le tombeau des Patriarches à Hébron. Les visiteurs peuvent faire des circuits religieux pour explorer ces sites et en apprendre davantage sur le patrimoine religieux de la région.
Sports et loisirs : La Cisjordanie offre une gamme de activités sportives et récréatives, y compris le football, le basket-ball et la natation. Il y a plusieurs clubs sportifs et installations à travers la région, dont le club Al-Faisal à Naplouse et le club sportif de Hébron.
Dates Importantes
- Date sans titre
Comment se saluent les gens en Cisjordanie ?
La salutation la plus courante est « Salaam Alaykum » (que la paix soit sur vous), à laquelle on répond « Wa alaykum salaam ». La poignée de main est habituelle dans les contextes formels, et les bises sur les joues entre proches.
Faire
- Répondre « Wa alaykum salaam » à « Salaam Alaykum »
- Utiliser « Sabah al-khair » le matin et « Masa' al-khair » le soir dans les contextes formels
- Serrer la main lors d'une première rencontre ou en contexte formel
- Dire « Marhaba » entre amis et connaissances
Bon à savoir
- « Ahlan wa sahlan » sert à accueillir invités et visiteurs
- Les bises sur les joues sont réservées à la famille et aux amis proches
Comment doit-on s'habiller en Cisjordanie ?
Le code vestimentaire est diversifié et reflète la variété culturelle et religieuse : tenue musulmane traditionnelle, tenue plus occidentale chez les chrétiens, et vêtements de style occidental dans les zones urbaines.
Bon à savoir
- La tenue musulmane traditionnelle : pantalon ample et longue chemise pour les hommes, longue robe ou abaya et souvent un hijab pour les femmes
- Les chrétiens s'habillent souvent à l'occidentale, beaucoup de femmes ne couvrant pas leurs cheveux
- Lors d'occasions spéciales (mariages, fêtes religieuses), on porte la thobe traditionnelle brodée
- Les jeunes générations mêlent souvent styles traditionnels et occidentaux
Quelle place occupe la famille en Cisjordanie ?
La famille est la pierre angulaire de la société : les liens sont forts et la famille élargie très valorisée. Plusieurs générations vivent souvent sous le même toit.
Bon à savoir
- L'hospitalité est essentielle : les visiteurs sont accueillis avec chaleur et générosité
- La famille joue un rôle crucial dans le soutien et les soins de ses membres
Que faire pour se divertir en Cisjordanie ?
Les activités vont de la randonnée aux circuits culturels, historiques, gastronomiques et religieux, sans oublier le shopping et les sports comme le football, le basket-ball et la natation.
Faire
- Parcourir le sentier Masar Ibrahim al-Khalil, de Jénine à Hébron
- Visiter Jéricho, Bethléem et la vieille ville de Hébron
- Goûter le maqluba et le musakhan lors de circuits gastronomiques et vinicoles
- Explorer les marchés de la vieille ville de Naplouse et de Bethléem
Bon à savoir
- Sites religieux à découvrir : basilique de la Nativité à Bethléem, mosquée Al-Aqsa, tombeau des Patriarches à Hébron
- Clubs sportifs comme le club Al-Faisal et le club sportif de Hébron
Dernière mise à jour: 2026-07-12 · Sources: CountryReports
Photos de Cisjordanie
Photos de Cisjordanie
Voyage et Tourisme
Voyage et Tourisme
- Statut d'alerte voyage
- Niveau 3 : Reconsidérer le voyage
- Devise
- nouveau shekel israélien (ILS) ; dinar jordanien (JOD)
- Climat
- tempéré ; la température et les précipitations varient avec l'altitude, étés chauds à très chauds, hivers frais à doux
- Aéroports
- 3
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Consulter le guide completRecettes
Recettes
Date With Bananas
Side Dish
Plat Principal
Ma'aluba (Poulet ou Agneau avec Aubergine ou Chou-fleur)
Plat Principal
Ma'aluba (Poulet ou Agneau avec Aubergine ou Chou-fleur)
Plat Principal
Musakhan (Pain avec des Oignons Frits et du Poulet par-dessus)
Plat Principal
Musakhan (Pain avec des Oignons Frits et du Poulet par-dessus)
Plat Principal
Calmars aux Tomates
Plat Principal
Calamar aux Tomates
Plat Principal
PremiumWaraq Dawalee (Feuilles de vigne farcies)
Plat Principal
PremiumWaraq Dawalee (Feuilles de vigne farcies)
Accompagnement
PremiumSalatet Malfoof (Salade de Chou)
Historique
Historique
Périodes Historiques
Antiquité et Moyen Âge
3000 BCE – 1517
La terre de Canaan, puis de Palestine, a servi de carrefour aux civilisations anciennes, habitée par les Cananéens, les Israélites, puis conquise successivement par les Assyriens, les Babyloniens, les Romains et les Byzantins. Les forces musulmanes arabes ont apporté l'islam à la région au VIIe siècle de notre ère, provoquant une transformation culturelle et religieuse durable. L'interlude des Croisades (1099–1187) a pris fin avec Saladin, après quoi les sultans mamelouks ont gouverné la région jusqu'à la conquête ottomane.
Domination ottomane
1517 – 1920
L'Empire ottoman intégra la Palestine dans sa structure administrative pendant quatre siècles, gouvernant la région comme partie des provinces de Syrie et, ultérieurement, du Vilayet de Beyrouth et du Sandjak de Jérusalem. La fin de la période ottomane vit l'émergence du nationalisme arabe et les débuts de l'immigration sioniste, créant des tensions démographiques et politiques précoces. La défaite ottomane lors de la Première Guerre mondiale prit fin à cette ère et ouvrit la Palestine au contrôle mandataire européen.
Mandat britannique
1920 – 1948
La Grande-Bretagne administra la Palestine sous un mandat de la Société des Nations, ayant fait des promesses contradictoires d'un foyer aux communautés arabes et juives. L'immigration juive accélérée, encouragée par le mouvement sioniste, intensifia la violence intercommunautaire durant les années 1930 et 1940. Incapable de résoudre les revendications nationales concurrentes, la Grande-Bretagne remit la question aux Nations unies en 1947, qui proposa un plan de partition ayant déclenché la guerre de 1948.
Administration jordanienne
1948 – 1967
La guerre arabo-israélienne de 1948, connue des Palestiniens sous le nom de Nakba, a entraîné le déplacement de plus de 700 000 réfugiés palestiniens et la mise sous contrôle jordanien de la Cisjordanie, annexée formellement en 1949. La Jordanie a accordé la citoyenneté aux Palestiniens de Cisjordanie tout en réprimant l'organisation politique palestinienne indépendante. Jérusalem-Est, incluant la Vieille Ville et ses lieux saints, est restée sous administration jordanienne pendant toute cette période.
Occupation israélienne
1967 – 1993
La victoire d'Israël lors de la Guerre des Six Jours en juin 1967 a placé la Cisjordanie, Jérusalem-Est et la bande de Gaza sous occupation militaire israélienne, ce qui a incité le Conseil de sécurité des Nations unies à adopter la Résolution 242 appelant au retrait israélien. Israël a systématiquement établi des colonies juives sur les terres occupées, déplaçant des populations palestiniennes supplémentaires. Des décennies d'occupation, de confiscation de terres et de restrictions de mouvement ont culminé avec la Première Intifada, qui a commencé en décembre 1987 et a modifié les pressions internationales vers une solution négociée.
Ère de l'Autorité palestinienne
1993 – Présenter
Les Accords d'Oslo, signés le 13 septembre 1993, ont établi l'Autorité palestinienne et accordé une autonomie limitée sur des zones désignées de Cisjordanie et de Gaza, avec des accords ultérieurs—dont l'Accord intérimaire de 1995 et le Mémorandum de Wye River de 1998—élargissant progressivement la juridiction de l'AP. Les premières élections législatives palestiniennes se sont tenues en janvier 1996, et Yasser Arafat a servi en tant que président jusqu'à sa mort en 2004. La Seconde Intifada (2000–2005), le siège israélien du compound d'Arafat à Ramallah en 2002, et la séparation de Gaza sous le contrôle du Hamas à partir de 2007 ont maintenu les négociations sur le statut final en suspens.
Overview
L'islam fut apporté dans cette région au VIIe siècle après J.-C. et cette zone resta sous contrôle musulman, à l'exception de la période des Croisades, jusqu'à la chute de l'Empire ottoman après la Première Guerre mondiale.
Le Mandat britannique contrôla ensuite la Palestine jusqu'en 1948. Durant cette période, l'autorité britannique fit des offres contradictoires d'une patrie pour les Juifs et les Arabes en Palestine. Pendant ce temps, l'immigration juive vers la Palestine, qui était encouragée par le mouvement sioniste dont l'intention était la création d'un État juif en Palestine, se poursuivait à un rythme soutenu. Par la suite, durant les années 1930, les tensions s'accrurent entre les immigrants nouvellement arrivés et les Palestiniens indigènes. Des violences sporadiques éclatèrent alors que les parties rivales étaient en désaccord les unes avec les autres et avec l'autorité britannique. En 1947, la Grande-Bretagne confia la « question de la Palestine » aux Nations Unies après avoir été incapable de résoudre le problème.
Les années de la Seconde Guerre mondiale apportèrent des souffrances incroyables aux Juifs européens durant l'Holocauste. À cette époque, la communauté mondiale et les Nations Unies espéraient atténuer une partie de cette souffrance. Les Nations Unies proposèrent un plan de partition dans lequel 56 % de la Palestine historique devait constituer l'État juif et 42 % devait devenir un État palestinien et 2 % un protectorat international pour les Lieux saints. La partie juive accepta l'offre tandis que les Palestiniens rejetèrent l'offre comme disproportionnée car, selon eux, ils possédaient et vivaient sur la majorité de la terre.
En 1948, une guerre éclata aboutissant à l'établissement d'Israël sur 77 % de la Palestine historique. Pour les Palestiniens, cet événement est connu sous le nom de Nakba (grande catastrophe). Plus de 700 000 Palestiniens devinrent réfugiés. La Cisjordanie tomba sous le contrôle de la Jordanie et la bande de Gaza sous l'Égypte.
En 1967, Israël occupa la Cisjordanie et Jérusalem-Est ainsi que la bande de Gaza. Les Nations Unies adoptèrent la Résolution 242 du Conseil de sécurité appelant au retrait d'Israël des territoires qu'il avait conquis lors de la guerre de 1967. Israël commença sa politique de construction de colonies juives sur les terres palestiniennes occupées. Depuis 1967, un autre problème de réfugiés palestiniens massif fut créé en déplaçant des personnes à l'intérieur de la Cisjordanie et de la bande de Gaza et en envoyant des réfugiés dans les pays arabes voisins ainsi que dans le monde entier.
Les années sous l'occupation israélienne culminèrent avec la première intifada (soulèvement) qui commença en décembre 1987. Au début des années 90, la souffrance à Gaza et en Cisjordanie et l'évolution de la dynamique politique internationale menèrent au Processus de paix d'Oslo qui remit des zones autonomes aux Palestiniens et fournit un cadre pour les négociations sur le statut final de questions telles que l'État palestinien et d'autres questions en suspens.
La Déclaration de principes israélo-OLP sur les arrangements d'autonomie intérimaire (la DOP), signée à Washington le 13 septembre 1993, prévoyait une période de transition n'excédant pas cinq ans d'autonomie palestinienne intérimaire dans la bande de Gaza et la Cisjordanie. Sous la DOP, Israël accepta de transférer certains pouvoirs et responsabilités à l'Autorité palestinienne (AP) dans le cadre des arrangements d'autonomie intérimaire en Cisjordanie et dans la bande de Gaza. Un transfert de pouvoirs et de responsabilités pour la bande de Gaza et Jéricho a eu lieu en vertu de l'Accord du Caire du 4 mai 1994 entre Israël et l'OLP sur la bande de Gaza et la région de Jéricho et dans des zones supplémentaires de la Cisjordanie en vertu de l'Accord intérimaire du 28 septembre 1995 entre Israël et l'OLP, du Protocole du 15 janvier 1997 entre Israël et l'OLP concernant le redéploiement à Hébron, du Mémorandum de Wye River du 23 octobre 1998 entre Israël et l'OLP, et de l'Accord de Charm el-Cheikh du 4 septembre 1999. La DOP prévoyait qu'Israël conserverait la responsabilité pendant la période de transition de la sécurité extérieure et intérieure et de l'ordre public des colonies et des citoyens israéliens. Les négociations directes pour déterminer le statut permanent de Gaza et de la Cisjordanie ont commencé en septembre 1999 après une interruption de trois ans, mais ont été déraillées par une seconde intifada qui a éclaté en septembre 2000. En avril 2003, le Quartet (États-Unis, UE, ONU et Russie) a présenté une feuille de route pour un règlement final du conflit d'ici 2005 basé sur des mesures réciproques des deux parties menant à deux États, Israël et une Palestine démocratique. La date proposée pour un accord de statut permanent a été reportée indéfiniment en raison de la violence et des accusations que les deux parties n'ont pas respecté leurs engagements. Le dirigeant palestinien de longue date Yasir ARAFAT est mort en novembre 2004 et Mahmud ABBAS a été élu Président de l'AP en janvier 2005, apportant l'espoir d'un tournant
Chronologie des événements clés
1949
La Cisjordanie a été déclarée partie intégrante du territoire jordanien.
La Cisjordanie a été déclarée partie du territoire jordanien après qu'Israël et la Jordanie ont signé des accords d'armistice en 1949.
1993
Les négociations en Norvège aboutissent à la signature de la Déclaration de Principes.
Les négociations en Norvège aboutissent à la signature de la Déclaration de principes entre le Premier ministre israélien Yitzhak Rabin et le dirigeant palestinien Yasser Arafat. Les Palestiniens acceptent de reconnaître Israël. En contrepartie, Israël démantèlerait progressivement son occupation de la Cisjordanie et de Gaza et transfèrerait ses pouvoirs à une Autorité palestinienne (AP) intérimaire, instituée par un accord en 1994.
1996
Les premières élections nationales du pays.
Lors des premières élections nationales du pays, les Palestiniens élisent Yasser Arafat à la présidence de l'AP ainsi que les membres de l'organe législatif de l'Autorité palestinienne, le Conseil législatif palestinien (CLP).
1998
En vertu du Mémorandum de la rivière Wye, Israël accepte de se retirer davantage de la Cisjordanie.
Dans le cadre du mémorandum de la rivière Wye, Israël accepte de nouveaux retraits de Cisjordanie.
2002
Les forces israéliennes assiègent le quartier général de Yasser Arafat à Ramallah.
Les forces israéliennes assiègent le quartier général de Yasser Arafat à Ramallah et réoccupent la quasi-totalité de la Cisjordanie. Arafat signe la Loi fondamentale de l'Autorité palestinienne, qui constitue le fondement juridique de l'AP.
2004
L'AP organise des élections municipales dans 26 localités de Cisjordanie.
L'Autorité palestinienne organise des élections municipales dans 26 localités de Cisjordanie pour la première fois en près de trois décennies.
2005
Israël évacue ses colons et retire ses troupes de Gaza.
Israël évacue ses colons et retire ses troupes de Gaza, mettant fin à près de 40 ans d'occupation militaire.
Lisez le profil historique complet — aperçu narratif, grandes époques et chronologie intégrale au même endroit.
Voir l'historique completFaits Intéressants
Faits Intéressants
Avant la Première Guerre mondiale, la région connue aujourd'hui sous le nom de Cisjordanie était sous le contrôle ottoman en tant que partie de la province de Syrie.
La région n'a pas eu d'existence séparée jusqu'en 1948–1949, quand elle a été définie par l'Accord d'armistice d'avril 1949 entre Israël et la Jordanie (jusqu'alors connue sous le nom de Transjordanie).
Découvrez tous les faits — anecdotes, curiosités et détails insolites réunis aux quatre coins du pays.
Voir tous les faits intéressantsGéographie et Environnement
Géographie et Environnement
- Terrain
- principalement un plateau accidenté très divisé, une certaine végétation à l'ouest, mais désertique à l'est
- Climat
- tempéré ; la température et les précipitations varient selon l'altitude, étés chauds à très chauds, hivers frais à doux
- Aléas Naturels
- droughts
- Enjeux Environnementaux Actuels
- suffisance de l'approvisionnement en eau douce ; traitement des eaux usées
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Voir la géographie complètePersonnes & Démographie
Personnes & Démographie
Religion
Langues Parlées
Arabe, hébreu (parlé par les colons israéliens et de nombreux Palestiniens), anglais (largement compris)
- Arabic
- Hebrew
Population
- Population
- 3,000,000
- Nom de nationalité
- N/A
- Groupes Ethniques
- Arabes palestiniens et autres 83%, Juifs 17%
- Note de langue
- L'arabe est la langue la plus couramment parlée en Cisjordanie, et elle est la langue officielle de l'Autorité palestinienne. La plupart des Palestiniens en Cisjordanie parlent l'arabe palestinien, qui est un dialecte de l'arabe qui a évolué au fil des siècles et qui possède son propre vocabulaire et sa propre grammaire uniques. En plus de l'arabe, de nombreux Palestiniens en Cisjordanie parlent également l'hébreu, qui est la langue officielle d'Israël. L'hébreu est enseigné dans les écoles palestiniennes comme langue seconde, et de nombreux Palestiniens qui travaillent ou interagissent avec des Israéliens parlent couramment l'hébreu. L'anglais est également largement parlé en Cisjordanie, particulièrement dans les zones urbaines et parmi les jeunes générations. L'anglais est enseigné comme langue seconde dans les écoles palestiniennes, et de nombreux Palestiniens qui travaillent dans des organisations internationales ou font des affaires avec des étrangers maîtrisent l'anglais. D'autres langues qui sont parlées par des segments plus restreints de la population incluent le français, l'espagnol et le russe, entre autres. Cependant, l'arabe reste la langue dominante en Cisjordanie, et la maîtrise de l'arabe est essentielle pour la communication avec la population locale.
Éducation
- Définition de l'alphabétisation
- NA
Informations Sanitaires
- Espérance de Vie à la Naissance
- L'espérance de vie à la naissance en Cisjordanie est d'environ 74 à 75 ans toutes catégories confondues, les femmes survivant généralement aux hommes de plusieurs années. L'espérance de vie féminine est estimée à environ 76 à 77 ans, tandis que celle des hommes se situe entre 72 et 74 ans. Ces chiffres placent la Cisjordanie globalement au même niveau que les pays à revenu intermédiaire de la tranche inférieure à supérieure à l'échelle mondiale, et représentent une amélioration notable par rapport aux décennies précédentes. Au cours des dernières décennies, l'espérance de vie en Cisjordanie a augmenté de façon significative, portée par l'amélioration de l'accès aux soins de santé, la hausse des taux de vaccination, de meilleures services de santé maternelle et infantile, ainsi que le développement des infrastructures de santé publique. Les autorités sanitaires palestiniennes et les organisations humanitaires internationales ont œuvré à l'extension des réseaux de dispensaires et à l'amélioration de la disponibilité des médicaments essentiels sur l'ensemble du territoire. Malgré ces progrès, l'espérance de vie et l'état de santé général de la population en Cisjordanie sont influencés par un ensemble de facteurs complexes. Les restrictions de circulation, l'instabilité politique et les contraintes économiques ont régulièrement perturbé l'accès aux soins médicaux spécialisés, notamment pour les patients nécessitant un traitement dans des hôpitaux de Jérusalem-Est ou à l'étranger. Les maladies non transmissibles, parmi lesquelles les maladies cardiovasculaires, le diabète et le cancer, occupent une place croissante parmi les principales causes de décès, une tendance cohérente avec les transitions sanitaires observées dans l'ensemble de la région Moyen-Orient et Afrique du Nord. Les taux de mortalité infantile et juvénile ont considérablement reculé au fil des années, contribuant directement à l'amélioration de l'espérance de vie moyenne à la naissance. Le taux de mortalité des moins de cinq ans a atteint des niveaux relativement bas selon les standards régionaux, traduisant les progrès accomplis en matière de soins prénataux, d'assistance qualifiée à l'accouchement et de programmes de nutrition infantile. La structure démographique relativement jeune de la Cisjordanie influe également sur les priorités en matière de planification sanitaire, les autorités et les partenaires internationaux s'efforçant de concilier les besoins d'une population jeune en pleine croissance avec les exigences croissantes en soins d'une partie vieillissante de la société. La poursuite des investissements dans les soins de santé primaires et les programmes de prévention des maladies demeure essentielle pour maintenir et améliorer ces résultats en termes d'espérance de vie dans les années à venir.
- Taux de Mortalité Infantile
- Le taux de mortalité infantile en Cisjordanie reflète le paysage général de la santé publique dans ce territoire disputé, affichant des améliorations notables au cours des dernières décennies tout en continuant à faire face à des défis liés aux conditions politiques, économiques et infrastructurelles. Selon les estimations récentes, le taux de mortalité infantile en Cisjordanie s'établit à environ 14 à 16 décès pour 1 000 naissances vivantes. Ce chiffre représente une baisse significative par rapport aux décennies précédentes, où les taux étaient considérablement plus élevés, et témoigne des investissements continus dans les services de santé maternelle et infantile, de l'élargissement de l'accès aux soins prénataux et de l'amélioration des programmes nutritionnels. L'Autorité palestinienne, avec le soutien d'organisations internationales dont l'UNICEF et l'Organisation mondiale de la santé, a œuvré au renforcement des infrastructures de soins de santé primaires à travers la Cisjordanie. La couverture vaccinale a considérablement progressé, contribuant à réduire les décès liés aux maladies infectieuses évitables chez les nouveau-nés et les jeunes enfants. La thérapie de réhydratation orale et une meilleure prise en charge des infections respiratoires ont également contribué à la baisse des chiffres de mortalité. Toutefois, des disparités existent entre les différentes zones de Cisjordanie. Les communautés disposant d'un accès limité aux établissements de santé, notamment celles situées dans des zones plus rurales ou isolées, ont tendance à enregistrer des taux de mortalité infantile plus élevés que les centres urbains tels que Ramallah ou Naplouse. Les restrictions de circulation et les retards aux points de contrôle peuvent compliquer l'accès rapide aux soins obstétricaux et néonatals d'urgence, ce qui demeure une préoccupation pour les résultats en matière de santé maternelle et infantile dans les zones concernées. Par rapport aux pays voisins de la région, le taux de mortalité infantile de la Cisjordanie est inférieur à celui de plusieurs pays du Moyen-Orient et de la région Afrique du Nord au sens large, bien qu'il reste supérieur aux taux observés dans les pays à hauts revenus, où les chiffres tombent souvent en dessous de 5 décès pour 1 000 naissances vivantes. La poursuite de l'amélioration du taux de mortalité infantile en Cisjordanie devrait dépendre d'investissements soutenus dans les infrastructures de santé, de conditions politiques et économiques stables, ainsi que de l'implication continue des organisations internationales de santé dans le soutien aux systèmes médicaux locaux et aux programmes de santé communautaire.
Espérance de Vie
- Espérance de Vie à la Naissance
- L'espérance de vie à la naissance en Cisjordanie est d'environ 74 à 75 ans toutes catégories confondues, les femmes survivant généralement aux hommes de plusieurs années. L'espérance de vie féminine est estimée à environ 76 à 77 ans, tandis que celle des hommes se situe entre 72 et 74 ans. Ces chiffres placent la Cisjordanie globalement au même niveau que les pays à revenu intermédiaire de la tranche inférieure à supérieure à l'échelle mondiale, et représentent une amélioration notable par rapport aux décennies précédentes. Au cours des dernières décennies, l'espérance de vie en Cisjordanie a augmenté de façon significative, portée par l'amélioration de l'accès aux soins de santé, la hausse des taux de vaccination, de meilleures services de santé maternelle et infantile, ainsi que le développement des infrastructures de santé publique. Les autorités sanitaires palestiniennes et les organisations humanitaires internationales ont œuvré à l'extension des réseaux de dispensaires et à l'amélioration de la disponibilité des médicaments essentiels sur l'ensemble du territoire. Malgré ces progrès, l'espérance de vie et l'état de santé général de la population en Cisjordanie sont influencés par un ensemble de facteurs complexes. Les restrictions de circulation, l'instabilité politique et les contraintes économiques ont régulièrement perturbé l'accès aux soins médicaux spécialisés, notamment pour les patients nécessitant un traitement dans des hôpitaux de Jérusalem-Est ou à l'étranger. Les maladies non transmissibles, parmi lesquelles les maladies cardiovasculaires, le diabète et le cancer, occupent une place croissante parmi les principales causes de décès, une tendance cohérente avec les transitions sanitaires observées dans l'ensemble de la région Moyen-Orient et Afrique du Nord. Les taux de mortalité infantile et juvénile ont considérablement reculé au fil des années, contribuant directement à l'amélioration de l'espérance de vie moyenne à la naissance. Le taux de mortalité des moins de cinq ans a atteint des niveaux relativement bas selon les standards régionaux, traduisant les progrès accomplis en matière de soins prénataux, d'assistance qualifiée à l'accouchement et de programmes de nutrition infantile. La structure démographique relativement jeune de la Cisjordanie influe également sur les priorités en matière de planification sanitaire, les autorités et les partenaires internationaux s'efforçant de concilier les besoins d'une population jeune en pleine croissance avec les exigences croissantes en soins d'une partie vieillissante de la société. La poursuite des investissements dans les soins de santé primaires et les programmes de prévention des maladies demeure essentielle pour maintenir et améliorer ces résultats en termes d'espérance de vie dans les années à venir.
- Taux de Mortalité Infantile
- Le taux de mortalité infantile en Cisjordanie reflète le paysage général de la santé publique dans ce territoire disputé, affichant des améliorations notables au cours des dernières décennies tout en continuant à faire face à des défis liés aux conditions politiques, économiques et infrastructurelles. Selon les estimations récentes, le taux de mortalité infantile en Cisjordanie s'établit à environ 14 à 16 décès pour 1 000 naissances vivantes. Ce chiffre représente une baisse significative par rapport aux décennies précédentes, où les taux étaient considérablement plus élevés, et témoigne des investissements continus dans les services de santé maternelle et infantile, de l'élargissement de l'accès aux soins prénataux et de l'amélioration des programmes nutritionnels. L'Autorité palestinienne, avec le soutien d'organisations internationales dont l'UNICEF et l'Organisation mondiale de la santé, a œuvré au renforcement des infrastructures de soins de santé primaires à travers la Cisjordanie. La couverture vaccinale a considérablement progressé, contribuant à réduire les décès liés aux maladies infectieuses évitables chez les nouveau-nés et les jeunes enfants. La thérapie de réhydratation orale et une meilleure prise en charge des infections respiratoires ont également contribué à la baisse des chiffres de mortalité. Toutefois, des disparités existent entre les différentes zones de Cisjordanie. Les communautés disposant d'un accès limité aux établissements de santé, notamment celles situées dans des zones plus rurales ou isolées, ont tendance à enregistrer des taux de mortalité infantile plus élevés que les centres urbains tels que Ramallah ou Naplouse. Les restrictions de circulation et les retards aux points de contrôle peuvent compliquer l'accès rapide aux soins obstétricaux et néonatals d'urgence, ce qui demeure une préoccupation pour les résultats en matière de santé maternelle et infantile dans les zones concernées. Par rapport aux pays voisins de la région, le taux de mortalité infantile de la Cisjordanie est inférieur à celui de plusieurs pays du Moyen-Orient et de la région Afrique du Nord au sens large, bien qu'il reste supérieur aux taux observés dans les pays à hauts revenus, où les chiffres tombent souvent en dessous de 5 décès pour 1 000 naissances vivantes. La poursuite de l'amélioration du taux de mortalité infantile en Cisjordanie devrait dépendre d'investissements soutenus dans les infrastructures de santé, de conditions politiques et économiques stables, ainsi que de l'implication continue des organisations internationales de santé dans le soutien aux systèmes médicaux locaux et aux programmes de santé communautaire.
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Voir la population et la société complètesGouvernement et Politique
Gouvernement et Politique
Identité Nationale
- Nom du pays
- WestBank
Structure du Gouvernement
- Pouvoir Exécutif
- Le pouvoir exécutif en Cisjordanie s'inscrit dans le cadre établi par les accords d'Oslo des années 1990, qui ont créé l'Autorité palestinienne (AP) en tant qu'organe de gouvernance des territoires administrés par les Palestiniens. La structure politique est complexe, reflet du statut non résolu de la Cisjordanie en tant que territoire sous occupation militaire israélienne, tout en étant simultanément soumise à une autonomie palestinienne dans des zones désignées. Le président de l'Autorité palestinienne est le chef de l'État et exerce un pouvoir exécutif considérable. Mahmoud Abbas, également connu sous son nom de guerre Abou Mazen, occupe la présidence depuis janvier 2005, à la suite du décès de Yasser Arafat. Abbas est à la tête du Fatah, le mouvement nationaliste laïc dominant au sein de la politique palestinienne. Son mandat présidentiel a officiellement pris fin en 2009, mais les élections ont été reportées à plusieurs reprises en raison de divisions politiques, de contestations juridiques et de problèmes de sécurité, ce qui fait de son maintien en fonction un sujet de controverse persistante. Le Premier ministre est le chef du gouvernement et est chargé de la gestion des affaires administratives courantes. Il est nommé par le président et supervise le Conseil des ministres, qui fait office de cabinet et coordonne la politique dans différents portefeuilles gouvernementaux, notamment les finances, l'éducation, la santé et les infrastructures. Le pouvoir exécutif en Cisjordanie est encore compliqué par la rupture politique entre le Fatah, qui contrôle l'AP en Cisjordanie, et le Hamas, qui a pris le contrôle de la bande de Gaza en 2007. Cette division a empêché l'instauration d'une gouvernance palestinienne unifiée et a bloqué les efforts de réconciliation. Les diverses tentatives d'accord d'union nationale entre les deux factions n'ont en grande partie pas réussi à déboucher sur une administration commune durable et fonctionnelle. Le pouvoir exécutif de l'Autorité palestinienne est également limité dans les faits par la présence de l'administration militaire et civile israélienne, en particulier dans la zone C, qui représente environ 60 % de la Cisjordanie et demeure sous contrôle israélien total. Cela cantonne la juridiction territoriale effective de l'AP principalement aux zones A et B, où elle exerce des degrés variables d'autorité civile et sécuritaire.
- Pouvoir Législatif
- Le pouvoir législatif qui gouverne la Cisjordanie s'inscrit dans un cadre politique complexe et fragmenté, façonné par des décennies de conflit non résolu et de négociations permanentes entre les autorités israéliennes et palestiniennes. Le Conseil législatif palestinien (CLP) a été institué dans le cadre des accords d'Oslo de 1993 en tant qu'organe législatif de l'Autorité palestinienne (AP). Le CLP est composé de 132 sièges, dont les membres sont élus selon un système mixte combinant représentation proportionnelle et circonscriptions territoriales. La Cisjordanie, ainsi que la bande de Gaza, étaient censées relever de la juridiction du CLP, mais cet organe est largement paralysé depuis 2007, à la suite de la rupture politique entre le Fatah, qui domine la Cisjordanie, et le Hamas, qui a pris le contrôle de la bande de Gaza. À la suite des élections législatives palestiniennes de 2006 — les deuxièmes du genre depuis la création du CLP — le Hamas a remporté la majorité des sièges, déclenchant une grave crise politique. Le conflit qui en a résulté entre le Fatah et le Hamas a conduit à une division de facto de la gouvernance palestinienne : l'Autorité palestinienne, sous la présidence de Mahmoud Abbas, a continué d'exercer en Cisjordanie un pouvoir exécutif et un pouvoir législatif limité par voie de décrets présidentiels, contournant ainsi le CLP paralysé. Les élections législatives prévues en mai 2021 ont été annulées par le président Abbas, celui-ci invoquant des désaccords quant à la possibilité pour les Palestiniens de Jérusalem-Est de participer au scrutin. Cette décision a suscité des critiques de la part de diverses factions politiques et d'observateurs internationaux, retardant davantage encore tout rétablissement d'un organe législatif opérationnel. Dans l'intervalle, la gouvernance palestinienne en Cisjordanie repose largement sur le pouvoir exécutif exercé par la présidence de l'AP et le Conseil des ministres. L'AP fonctionne sur la base d'une Loi fondamentale adoptée en 2002, qui fait office de cadre constitutionnel provisoire définissant la séparation des pouvoirs — bien qu'en pratique, l'équilibre entre les différentes branches ait été profondément perturbé. La Cisjordanie reste par ailleurs soumise à l'administration militaire israélienne dans les zones désignées à cet effet (zones B et C dans le cadre des accords d'Oslo), où les autorités de l'Administration civile israélienne exercent des degrés variables de contrôle sur l'utilisation des terres, les permis et les questions de sécurité, ce qui complique davantage l'exercice effectif du pouvoir législatif palestinien sur le terrain.
- Indépendance
- Arabes palestiniens et autres 83%, Juifs 17%
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